HEIMWEH

 

Le cycle Waldszenen, op. 82 de Schumann  représente merveilleusement le romantisme allemand de la forêt. Dans le style simple et harmonieux qui lui est caractéristique, il décrit avec poésie une promenade faite de tableaux, où vogue un esprit d'enfant habituel dans sa musique.

 

Les Dichterliebe, op. 48, seize  instantanés d’un langage poétique d’une merveilleuse  plasticité, racontent l’histoire d’un amour. Ce dernier naît plein de promesses au merveilleux mois de mai mais se révèle très vite  être une illusion avant de sombrer, après des tourments  indicibles, dans  le  renoncement et l’oubli. L’accompagnement, en  partenaire  égal, apporte son soutien à la voix et permet de souligner, renforcer ou prolonger l’expression vocale.

 

Le Rossignol,  sur un  poème d’Anton Delvig, est la romance la plus célèbre du compositeur romantique russe Alabiev.  En 1842, Liszt en fait une version pour piano seul dans son recueil des Deux Mélodies russes. La touche de virtuosité et de lyrisme allemand qui caractérisent le génie de Liszt transcendent cette mélodie en un bijou instrumental.

 

Suprême expression  de  la  solitude et du désespoir, les Harfenspieler de Schubert sont le fruit de plusieurs remaniements.

L’univers musical tragique et étouffant de cette œuvre est déjà proche, à douze ans de distance, de celui du Voyage d’Hiver.

 

DÉTAILS

 

Robert Schumann (1810 – 1856)

Waldszenen op. 82 pour piano (transcription, extrait) | 1849 Vogels als Prophet

Dichterliebe op. 48 sur des poèmes d’Heinrich Heine (transcription) | 1840

 

ENTRACTE

 

Franz Liszt (1811 – 1886)

Deux Mélodies russes pour piano (transcription, extrait) | 1842 Le Rossignol

Franz Schubert (1797 – 1828)

Harfenspieler-lieder D. 478 – 480 sur des poèmes de Johann Wolfgang von Goethe(transcription) | 1816 – 1822 

 

Durée : 1 h 15 avec entracte.